Yasmina Reza  (Deauville 2007) posté le lundi 27 août 2007 13:21

Née le 1er mai 1959 à Paris d'un père ingénieur juif mi-iranien mi-russe et d’une violoniste hongroise arrivée en France pour fuir la dictature soviétique, Yasmina Reza évolue dès son enfance dans une atmosphère artistique et cosmopolite, et passe ses vacances en Suisse ou en Autriche, parlant de nombreuses langues. A 8 ans, elle écrit son premier poème, décroche son bac à 16 et une licence en sociologie et études théatrâles à l'Université de Nanterre à 19.

Désireuse de devenir comédienne, elle échoue à deux reprises au concours du Conservatoire, pour finalement suivre l'enseignement de Jacques Lecoq. Pourtant, cet échec à l'entrée du Conservatoire sera salutaire : c'est «pour prendre sa revanche» que Yasmina Reza écrit sa première pièce, Conversations après un enterrement, créée au Théâtre Paris-Villette. Suivra La traversée de l'hiver et le scénario du film A demain, réalisé par son compagnon Didier Martiny.

L'année 1994 marque un tournant décisif dans la carrière de la jeune dramaturge : Avec «Art» (écrit spécialement pour Fabrice Luchini, Pierre Vaneck et Pierre Arditi), et qui se moque de la pédanterie entourant l'art contemporain, elle signe une des pièces qui sera les plus jouées des années 90, et ce à travers le monde entier, notamment à Londres par la prestigieuse Shakespeare Royal Company et à New York sur Broadway. Sean Connery essaie d'en acquérir les droits pour un film avec Michael Caine, mais Yasmina Reza refuse, craignant qu'avec le succès potentiel du film, la pièce finisse par «ne plus exister».

Un an plus tard, L'homme du hasard est créée à Paris avec Françoise Fabian et Michel Aumont. Autre grand succès, suivi en 1999 par un premier roman, Une désolation. (Ce roman sera suivi d'Adam Haberberg, de Nulle part, et de Dans la loge d'Arthur Schopenhauer.)

En juin de la même année, Yasmina Reza est membre du jury du Festival de Cannes, puis signe le scénario du nouveau film de Didier Martiny, Le Pique-nique de Lulu Kreutz, avec notamment Philippe Noiret et Carole Bouquet.

 En 2000, sa nouvelle pièce, Trois versions de la vie, est créée presque simultanément au Burgtheater de Vienne, au Broadway d’Athènes, au National Theatre de Londres et au Théâtre Antoine à Paris. Suivront Une Pièce espagnole (2004) et Le Dieu du carnage (2007).

Entre-temps, Yasmina Reza revient, le temps d'un film, à ses premières amours : faire l'acteur, André Téchiné lui confiant un rôle dans Loin.

Nouvelle corde à son arc : à partir de l'automne 2006, Yasmina Reza suit Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale afin d'écrire un livre-enquête, L'aube le soir ou la nuit.
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Anouk Grinberg  (Deauville 2007) posté le lundi 27 août 2007 13:17

Née le 20 mars 1963 à Uccle, en Belgique, Anouk Grinberg est la fille du dramaturge Michel Vinaver. Elle effectue ses premiers pas sur les planches dès l'âge de 12 ans dans Remagen, mis en scène par Jacques Lasalle. Malgré quelques apparitions au cinéma à partir de 1976 (elle incarne une adolescente conférencière dans Mon coeur est rouge de Michèle Rosier, et on la remarque à peine dans Tapage nocturne de Catherine Breillat), la jeune fille se consacre avant tout au théâtre tout en démarrant des études d'ethnologie.

Les années 80 seront celles de l'apprentissage théâtral, le cinéma ne faisant que rarement appel à elle, et avant tout pour des rôles secondaires : Last Song de Dennis Berry, La Vallée fantôme d'Alain Tanner, L'Enfant de l'hiver d'Olivier Assayas et J'entends plus la guitare de Philippe Garrel. On se souvient moins de La Fille du magicien et pourtant, en 1990, ce film lui permet de décrocher le Prix Michel-Simon, qui honore les talents en éclosion.

C'est sa rencontre avec Bertrand Blier, lequel en fera sa muse puis sa compagne, qui bouleverse la donne : en 1991, Blier confie à Anouk Grinberg le rôle-clé de Merci la vie : celui de Joëlle, vagabonde et ange déchu en quête d'amour, qui va apprendre la vie à l'ingénue Camille (Charlotte Gainsbourg). Dès ce premier grand film, le «ton» Grinberg est donné : silhouette à la fois frêle et rocailleuse, voix de petite fille, personnages souvent «borderline». L'actrice devient célèbre pour sa manière d'empoigner ses rôles avec une fièvre, une intransigeance et une passion peu communes. Elle vampirise ainsi littéralement (mais dans le bon sens du terme) ses personnages, qu'il s'agisse de Victorine, la femme-enfant de la zone marseillaise (Un, deux, trois, soleil), ou de Marie, prostituée au grand coeur de Mon homme. Lequel sera le dernier film que la comédienne tourne en compagnie de son mentor, dont elle se sépare alors. Une collaboration qui aura été exceptionnelle à plus d'un titre, puisqu'à chacun des films tournés en commun correspond une nomination au César de la Meilleure actrice, et le prix d'interprétation à Berlin pour Mon homme.

«Star» de cinéma exigeante, sans compromission, d'une intense liberté, Anouk Grinberg espace ses apparitions : on la voit néanmoins dans Un héros très discret de Jacques Audiard (1995), dans lequel elle partage le quotidien du personnage joué par Mathieu Kassovitz, dans Disparus de Gilles Bourdos (1997), et Les Petites Couleurs de Patricia Plattner, dans lequel elle incarnait une coiffeuse ayant fui la violence de son couple.
Après un break qui lui laisse le temps d'exercer le dur travail de mère, et quelques rôles plus secondaires (Une vie à t'attendre, Les Fragments d'Antonin), elle retrouve le plaisir des planches en 2006 en incarnant Rosa Luxembourg au Théâtre des Amandiers. A la télévision, enfin, elle se fait remarquer en jouant la célèbre avocate Gisèle Halimi, qui oeuvra, dans les années 70, pour le droit à l'avortement.

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Emilie Deleuze  (Deauville 2007) posté le lundi 27 août 2007 13:15

Crédit : TCD

Née le 7 mai 1964 à Nogent-sur-Marne, Emilie Deleuze est la fiille du célèbre philosophe et essayiste Gilles Deleuze. Elève de la Femis entre 1987 et 1990, section réalisation, elle tourne un premier court métrage, Un homme faible (1984) et un documentaire, Monsieur Pierre (1987), avant de décrocher son diplôme de fin d'études. Suivront trois autres courts : Coup de sang (1990), Va mourir (1991) et Jusqu'à demain (1992).

C'est via la télévision qu'elle se fait remarquer, en réalisant L'incruste (avec Claire Keim et Benoît Magimel), un téléfilm réalisé pour Arte dans le cadre de la collection «Tous les garçons et les filles».

En 1998, elle réalise Peau neuve, premier film âpre et contemporain qui raconte l'histoire d'un testeur de jeux vidéo décidant de tout plaquer pour devenir conducteur de pelleteuses. Un film au cadre et à l'univers très virils, qui ne rencontre qu'un succès commercial limité mais permet à Marcial Di Fonzo Bo de décrocher le Prix Michel-Simon.

Emilie Deleuze réalise ensuite un court métrage dans le cadre de la collection «Pas d'histoires !» (un recueil de courts contre le racisme), puis revient à la réalisation avec un deuxième film, Mister V., avec Mathieu Demy et Aure Atika, situé cette fois dans l'univers des chevaux. Succès plus modeste encore, mais la réalisatrice n'a certainement pas dit son dernier mot.
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Odile Barski  (Deauville 2007) posté le lundi 27 août 2007 13:13

Née à Paris, titulaire d'une maîtrise en sociologie, Odile Barski est une scénariste confirmée qui oeuvre, depuis la fin des années 70, autant pour la télévision (une quarantaine de téléfilms et séries, dont beaucoup d'adaptations de romans) que pour le cinéma. Elle est une collaboratrice de longue haleine de Claude Chabrol, pour qui elle a signé les scénarios de Violette Nozière, Le Sang des autres, Masques, Dr. M, Le cri du hibou, Au coeur du mensonge et L'ivresse du pouvoir. Elle a également travaillé avec Jeanne Labrune (Sans un cri), Franck Apprederis (Le coeur à l'envers) et son époux Marco Pauly (Les Conquistadores et nombre de téléfilms). Odile Barski est également romancière (six romans dont L'entorse, Le maître enchanteur, Comment sera la fin...). En septembre 2007, elle publie son premier polar, Et tout à coup ce rouge.


Accessoirement, Odile Barski est la mère du comédien Rodolphe Pauly et de la chanteuse Adrienne Pauly.

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CharlElie Couture  (Deauville 2007) posté le lundi 27 août 2007 13:10

Enfant de la Lorraine (il est né le 26 février 1956 à Nancy) et fils d'un antiquaire qui transmettra son amour de l'art sous toutes ses formes à ses enfants, Bertrand Couture (il ne deviendra Charles-Elie, puis CharlElie, qu'à l'adolescence) crée des petits spectacles avec son frère Jean-Thomas (dit Tom) et sa soeur. Il apprend le dessin en même temps que l'écriture, et le piano à 7 ans avec sa grand-mère. A l'âge de 13 ans, il découvre la guitare. Adolescent, il décide d'opter pour le cinéma, et, avec son frère, il réalise des petits films en Super-8.

Finalement - et très logiquement - le jeune homme s'oriente vers l'école des Beaux-Arts, toujours à Nancy, avec toujours pour but de devenir réalisateur.  Pour vivre, il écrit quelques chansons, puis s'adonne à la peinture, mais revient finalement à la chanson avec un album édité à très peu d'exemplaires et qui, pourtant, se retrouve sur la play-list d'Europe 1. C'est le début d'une ascension fulgurante dans le néo-rock français, dont le grand public connaîtra surtout le sommet de l'iceberg avec le tube Comme un avion sans ailes. Il est alors le premier chanteur français signé sur le label américain Island.

Signataire de vingt-trois albums qui oscillent du rock au blues en passant par la chanson dépouillée et un univers de collages technoïdes, CharlElie Couture a donné mille cinq cents concerts à travers le monde. Rocker-poète à l'univers drôle et mélancolique, à la voix traînante, Couture est inspiré par l'urbanité, par l'univers à la foix anonyme et excitant de la ville.

Au cours de sa carrière, il a également composé pour le cinéma (une quinzaine de BO), adapté les chansons de Randy Newman pourToy Story et joué dans une poignée de films (dont Suivez mon regard), mais beaucoup moins que son frère, également homme aux multiples talents, Tom Novembre.

On connaît moins - en tout cas en France - ses talents de peintre et de plasticien. Très précoce, il organise sa première exposition à 15 ans, chef de file d'un mouvement appelé «Multisme». En 1981, il crée le groupe d'artiste «Local à louer» et écrit le «Manifeste de l'Art Rock». Chantre de la culture pop, son aspiration première est de remettre en cause la perception du rôle de l'artiste dans la société.

Après trente années d'expositions en France, en Suisse et en Belgique, il pose ses bagages à New York en 2004 pour développer ses expériences visuelles et musicales.
Egalement romancier, CharlElie Couture a par ailleurs écrit une quinzaine d'ouvrages et d'essais, entre romans et carnets de voyage.
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