Festival de Deauville : Abba... Mamma Mia !  posté le vendredi 05 septembre 2008 18:55

Festival de Deauville : Abba sa première carte


11h33 tapante. Paris. Il pleut des cordes, des hallebardes, des gouttes, au choix. Gare Saint-Lazare, le panneau des horaires laisse entendre le départ d'un train pour Deauville à 12H. Au poil. C'est là qu'on va. Embarquement. Un bébé crachouille, un chien lèchouille, des parents gazouillent. 2 heures plus tard, la pluie dans la samba. Deauville, sa mer, ses crevettes, son casino... C'est pas un temps à mettre une crevette dehors.

Pour la 34ième fois la cité normande s'est mise sur son trente et un pour accueillir les films made in Hollywoodland et dans les recoins de l'indépendance. Dans les rues, des photos de stars, déjà venues, passées en coup de vent ou pas. Cette année, pas une digne de briller au firmament du septième art, capable de mettre la ville en folie, de rameuter toute la région et au-delà, n'est  annoncée. Les stars, dixit le directeur du festival, ce sont les films. Bruno Barde l'a déclaré à la radio, dans Le Parisien.  Et pan, dans la tronche.

Donc Deauville. En ce vendredi 5 septembre, les relents d'une lagune fréquentée par quelques célébrités viennent chatouiller les narines. En guise d'ouverture nous aurions pu avoir Meryl Streep, mais pas possible. A 20h30 et quelques grains de sable, le tapis rouge de cette nouvelle édition sera foulé par Björn Ulvaeus et Benny Anderson. Qui est-ce ? Mais ... bon ok ! Euh!, les chanteurs suédois du célèbre groupe suédois. Les deux mecs de Abba qui, dans les seventies embrasaient les pistes de danse. Mamma Mia, c'est eux. Le temps a fait sa saleté de besogne. Ils sont désormais barbus, légèrement enrobés... qu'importe. Ils sont là eux ! Entourant la réalisatrice Phyllida Llyod. Qui est-ce ? Non mais faudrait voir à pas trop... abuser. La dame est une pro des planches, ça tombe bien. Enfin plutôt le genre théâtre. Sous sa conduite Mamma Mia est devenu film; une oeuvre délirante, chantante, endiablée, enlevée. 17 000 spectateurs, chaque jour depuis dix ans et dans 170 villes du monde ont vu la version scénique, la comédie musicale. Là, Deauville ouvre son édition avec le film.

Ca va balancer du croupion dans les allées, swinguer des fessiers dans les rangs des invités. Carole Bouquet sera-t-elle de la fête ? Qui a dit qui est-ce ? Présidente du jury, elle n'est peut-être pas encore arrivée. A propos d'arrivée, Ron Perlman ne viendra pas. A l'image de Guillermo del Toro, il s'est décommandé. Pas de bol ! Et une star de moins.

Pour se consoler de leur absence et plus particulièrement de celle d'une Meryl Streep gonflée, insensée dans Mamma Mia, un seul remède se taper ses déclarations. Dans un numéro spécial du journal 20 minutes, la multi-oscarisée laisse entendre n'avoir "jamais connu un accueil aussi chaleureux " que celui qu'elle a eu il y a des années . " Ici, tout le monde semble habité par la passion du cinéma". Tant mieux. Des films en veux-tu, en voilà, il y en a près de cent au programme.

Un arc-en-ciel s'installe, file à l'anglaise. Le sale temps guette son heure. Mama Mia ! il peut encore pleuvoir. Dans le lointain, les fantômes de Sean Penn, George Clooney, Clint eastwood, Mike Tyson, Angelina Jolie, Tom Hanks, Brad Pitt rôdent. Se moquent! Deauville vient de commencer, sans eux ! Mamma mia!    

  

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