Née le 20 mars 1963 à Uccle, en
Belgique, Anouk Grinberg est la fille du dramaturge Michel Vinaver.
Elle effectue ses premiers pas sur les planches dès
l'âge de 12 ans dans Remagen, mis en scène
par Jacques Lasalle. Malgré quelques apparitions au
cinéma à partir de 1976 (elle incarne une adolescente
conférencière dans Mon coeur est
rouge de Michèle Rosier, et on la remarque à
peine dans Tapage nocturne de Catherine Breillat),
la jeune fille se consacre avant tout au théâtre tout
en démarrant des études d'ethnologie.
Les années 80 seront celles de l'apprentissage théâtral, le cinéma ne faisant que rarement appel à elle, et avant tout pour des rôles secondaires : Last Song de Dennis Berry, La Vallée fantôme d'Alain Tanner, L'Enfant de l'hiver d'Olivier Assayas et J'entends plus la guitare de Philippe Garrel. On se souvient moins de La Fille du magicien et pourtant, en 1990, ce film lui permet de décrocher le Prix Michel-Simon, qui honore les talents en éclosion.
C'est sa rencontre avec Bertrand Blier, lequel en fera sa muse puis sa compagne, qui bouleverse la donne : en 1991, Blier confie à Anouk Grinberg le rôle-clé de Merci la vie : celui de Joëlle, vagabonde et ange déchu en quête d'amour, qui va apprendre la vie à l'ingénue Camille (Charlotte Gainsbourg). Dès ce premier grand film, le «ton» Grinberg est donné : silhouette à la fois frêle et rocailleuse, voix de petite fille, personnages souvent «borderline». L'actrice devient célèbre pour sa manière d'empoigner ses rôles avec une fièvre, une intransigeance et une passion peu communes. Elle vampirise ainsi littéralement (mais dans le bon sens du terme) ses personnages, qu'il s'agisse de Victorine, la femme-enfant de la zone marseillaise (Un, deux, trois, soleil), ou de Marie, prostituée au grand coeur de Mon homme. Lequel sera le dernier film que la comédienne tourne en compagnie de son mentor, dont elle se sépare alors. Une collaboration qui aura été exceptionnelle à plus d'un titre, puisqu'à chacun des films tournés en commun correspond une nomination au César de la Meilleure actrice, et le prix d'interprétation à Berlin pour Mon homme.
«Star» de cinéma exigeante, sans compromission, d'une intense liberté, Anouk Grinberg espace ses apparitions : on la voit néanmoins dans Un héros très discret de Jacques Audiard (1995), dans lequel elle partage le quotidien du personnage joué par Mathieu Kassovitz, dans Disparus de Gilles Bourdos (1997), et Les Petites Couleurs de Patricia Plattner, dans lequel elle incarnait une coiffeuse ayant fui la violence de son couple.
Après un break qui lui laisse le temps d'exercer le dur travail de mère, et quelques rôles plus secondaires (Une vie à t'attendre, Les Fragments d'Antonin), elle retrouve le plaisir des planches en 2006 en incarnant Rosa Luxembourg au Théâtre des Amandiers. A la télévision, enfin, elle se fait remarquer en jouant la célèbre avocate Gisèle Halimi, qui oeuvra, dans les années 70, pour le droit à l'avortement.
Les années 80 seront celles de l'apprentissage théâtral, le cinéma ne faisant que rarement appel à elle, et avant tout pour des rôles secondaires : Last Song de Dennis Berry, La Vallée fantôme d'Alain Tanner, L'Enfant de l'hiver d'Olivier Assayas et J'entends plus la guitare de Philippe Garrel. On se souvient moins de La Fille du magicien et pourtant, en 1990, ce film lui permet de décrocher le Prix Michel-Simon, qui honore les talents en éclosion.
C'est sa rencontre avec Bertrand Blier, lequel en fera sa muse puis sa compagne, qui bouleverse la donne : en 1991, Blier confie à Anouk Grinberg le rôle-clé de Merci la vie : celui de Joëlle, vagabonde et ange déchu en quête d'amour, qui va apprendre la vie à l'ingénue Camille (Charlotte Gainsbourg). Dès ce premier grand film, le «ton» Grinberg est donné : silhouette à la fois frêle et rocailleuse, voix de petite fille, personnages souvent «borderline». L'actrice devient célèbre pour sa manière d'empoigner ses rôles avec une fièvre, une intransigeance et une passion peu communes. Elle vampirise ainsi littéralement (mais dans le bon sens du terme) ses personnages, qu'il s'agisse de Victorine, la femme-enfant de la zone marseillaise (Un, deux, trois, soleil), ou de Marie, prostituée au grand coeur de Mon homme. Lequel sera le dernier film que la comédienne tourne en compagnie de son mentor, dont elle se sépare alors. Une collaboration qui aura été exceptionnelle à plus d'un titre, puisqu'à chacun des films tournés en commun correspond une nomination au César de la Meilleure actrice, et le prix d'interprétation à Berlin pour Mon homme.
«Star» de cinéma exigeante, sans compromission, d'une intense liberté, Anouk Grinberg espace ses apparitions : on la voit néanmoins dans Un héros très discret de Jacques Audiard (1995), dans lequel elle partage le quotidien du personnage joué par Mathieu Kassovitz, dans Disparus de Gilles Bourdos (1997), et Les Petites Couleurs de Patricia Plattner, dans lequel elle incarnait une coiffeuse ayant fui la violence de son couple.
Après un break qui lui laisse le temps d'exercer le dur travail de mère, et quelques rôles plus secondaires (Une vie à t'attendre, Les Fragments d'Antonin), elle retrouve le plaisir des planches en 2006 en incarnant Rosa Luxembourg au Théâtre des Amandiers. A la télévision, enfin, elle se fait remarquer en jouant la célèbre avocate Gisèle Halimi, qui oeuvra, dans les années 70, pour le droit à l'avortement.
