Un imitateur, des pingouins surfeurs, la reine
des ourlets, un râleur obèse, deux dobermans
hollandais géants, la seule ville au monde où on peut
croiser dans la même journée un chanteur barbu en jupe
et un tueur qui nique en flinguant, c’est Deauville et
c’est le deuxième jour du Festival.
L’avantage quand on fait le tapis rouge
d’un Festival, c’est qu’on peut envoyer un micro
dans la tronche d’une star, sans que la vedette n’ose
dire quoi que ce soit. Hier soir en interviewant Michael Douglas,
il m’a fallu approcher le micro très près de la
tête du monsieur, et il y a du vent en Normandie…
Tellement près, qu’à un moment alors
qu’il essayait de répondre en français, enfin
presque, il a commis l’irréparable : il a
baissé la tête. Et poum, uppercut de micro dans le
menton… Faut dire que ça traîne le menton, chez
les Douglas. Et là, classe internationale,
c’était comme si de rien n’était. Il a
continué sa réponse avec juste un petit sourire, pour
bien me faire comprendre qu’il l’avait bien
senti.
Je peux donc vous avouer pourquoi Michael Douglas est parti
dès ce matin de Deauville. La raison officielle, c’est
qu’il devait vite retrouver sa femme et ses enfants,
l’officieuse c’est que le gnon bien bleu sur le menton,
ça la fout mal…
Voici donc un blog test : si les patrons du Festival le lisent, et
ben c’est le dernier, puisque pour moi ce sera la gare, un
taxi, l’aéroport et maison. Sinon, on se retrouve
demain avec des nouvelles du menton de Matt
Damon…
Didier Allouch
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