Deauville 2 : Deauvill... euh  (Deauville 2007) posté le samedi 01 septembre 2007 10:14

Un imitateur, des pingouins surfeurs, la reine des ourlets, un râleur obèse, deux dobermans hollandais géants, la seule ville au monde où on peut croiser dans la même journée un chanteur barbu en jupe et un tueur qui nique en flinguant, c’est Deauville et c’est le deuxième jour du Festival.

L’avantage quand on fait le tapis rouge d’un Festival, c’est qu’on peut envoyer un micro dans la tronche d’une star, sans que la vedette n’ose dire quoi que ce soit. Hier soir en interviewant Michael Douglas, il m’a fallu approcher le micro très près de la tête du monsieur, et il y a du vent en Normandie… Tellement près, qu’à un moment alors qu’il essayait de répondre en français, enfin presque, il a commis l’irréparable : il a baissé la tête. Et poum, uppercut de micro dans le menton… Faut dire que ça traîne le menton, chez les Douglas. Et là, classe internationale, c’était comme si de rien n’était. Il a continué sa réponse avec juste un petit sourire, pour bien me faire comprendre qu’il l’avait bien senti.

Je peux donc vous avouer pourquoi Michael Douglas est parti dès ce matin de Deauville. La raison officielle, c’est qu’il devait vite retrouver sa femme et ses enfants, l’officieuse c’est que le gnon bien bleu sur le menton, ça la fout mal…
Voici donc un blog test : si les patrons du Festival le lisent, et ben c’est le dernier, puisque pour moi ce sera la gare, un taxi, l’aéroport et maison. Sinon, on se retrouve demain avec des nouvelles du menton de Matt Damon…


Didier Allouch

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Extraits de la conférence de presse de Michael Douglas - King of California  (Deauville 2007) posté le samedi 01 septembre 2007 04:30

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MIchael remonte sur les planches  (Deauville 2007) posté le vendredi 31 août 2007 22:29

Temps mort. Très léger. Coupure de courant. Minime. Les premières voitures officielles font roucouler leur moteur bien huilé devant l'hôtel Royal, temple des stars. Une poignée d'autochtones en mal d'autographes - un an c'est long -  se presse sur une brochette de barrières. A quelques encâblures de là, on s'affaire, les bobines tournent à fond dans la salle de montage. Warner, UIP, tous les grands studios sont sur le pont. 18 h 30, première conférence de presse. Michael Douglas monte au front. Le sourire est blanc, le costard impeccable, la peau bronzée. L'homme semble requinqué, heureux ! Deauville il adore. Voilà neuf ans, presque jour pour jour, il débarquait pour défendre Meurtre parfait. Catherine Zeta-Jones n'était pas loin. Subjugué par sa prestation dans le masque de Zorro, le Michael n'avait alors qu'une idée en tête : l'inviter à trinquer à la santé du ciné. Deux ans plus tard, le couple s'est passé la bague aux doigts, deux enfants sont nés. Le bonheur complet. Michael en sourit encore. 

Un peu de détente avec des larmes. Celles versées à l'évocation de son père, Kirk. Un monument. Il aura 91 ans en décembre. Depuis son terrible accident d'hélicoptère survenu alors qu'il n'avait que 70 ans, l'homme aux rôles en or "mène le troisième acte de sa vie de manière exemplaire, il est formidable", explique le rejeton avec un brin de fierté nichée à la commissures des lèvres. 

Trente minutes durant, Michael Douglas va évoquer quelques parcelles de sa carrière, disserter sur la différence qu'il y a entre l'acteur "égoïste, dont seule la performance compte" et le producteur "amené à fréquenter des endroits n'étant pas toujours de tout repos." A la question : quels sont ses films préférés, il répond dans hésiter avoir une grande affection pour Black Rain et Wonder Boys, quant à ses oeuvres chéries, elles ont pour titre Alexander Nevski, 2002 et La Vie passionnée de Vinvent Van Gogh, of course, son paternel y tient le pinceau et la vedette.

Avant que de filer enfiler son smoking ou ce qui lui ressemble pour la soirée d'ouverture, Michael ne peut s'emêcher de rendre hommage à sa mère. "Elle aime son métier, joue encore au théâtre, à bientôt 86 ans" et peu importe si le succès a sonné aux portes des hommes de la maison. "Je conserve l'enthousiasme qu'elle m'a donné". Mieux sa progéniture le porte en étendard.

Dans l'ombre, à l'abri des flashs, la bande de En Cloque, et Matt Damon et Paul Greengrasse piétinent d'impatience. Ce samedi 1er septembre leur est réservé. La fête ne fait que commencer. 

 

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Michael Douglas King of Deauville  (Deauville 2007) posté le vendredi 31 août 2007 22:20

Mer barbouillée, visibilité flaibarde, temps grisounet, les mouettes gueulent. Le vent siffle, les drapeaux claquent. La bannière étoilée en tête. Elle flotte sur la cité normande. 14 h 28, un hélicoptère se pose sur la pelouse verte de l'hôtel du Golf. En descend Monica Bellucci, étincelante. A ses côtés un Ricain. La soixantaine. C'est le fiston du grand Spartacus, du dernier monstre hollywoodien encore vivant. Michael  Douglas est là. Himself. Dans le hall du Cid, les premières bousculades rythment la mise en jambe de la 33e édition du festival de Deauville.
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Deauville Beau, par Didier Allouch  (Deauville 2007) posté le vendredi 31 août 2007 17:28

Des drapeaux, la moitié du cast d’Ocean 11, 12 13, 14, 15, 16, 17, 18…, un caniche, des gardes du corps, un caniche dans un drapeau, la seule ville au monde où l'on peut croiser dans la même journée un Michael Douglas cinglé et un vagin édenté, c’est Deauville et c’est le premier jour du Festival.

C’était l’an dernier sur le tapis de Deauville. Il pleuvait comme vache (normande) qui pisse et, cet après-midi, le festival présentait le fascinant Une Vérité qui dérange, le film qui m’a fait acheter une bagnole hybride et porté des espadrilles en corde même sur tapis rouge. Le film qui m’a aussi valu une de mes pires blagues sur red carpet. Al Gore arrive, à pied, sur le tapis, je m’approche de lui avec mon joli parapluie estampillé « Festival de Deauville », les seuls parapluies au monde avec un parasol dessiné dessus, et lui demande : « Le réchauffement climatique, vous êtes sûr que c’est un problème mondial ? Non, parce qu’en Normandie, on n’y croit pas trop… ». Première réaction, il regarde mon parapluie dégoulinant de flotte et il se marre comme une grosse baleine (il est cool Al). Ensuite, il reprend son souffle pour m’annoncer sourire en coin : « Oh ben, ce ne sera plus un souci dans une centaine d’années, puisque à ce rythme-là, la Normandie sera engloutie par les eaux d’ici un gros siècle. » Et nouvel éclat de rire du monsieur alors que les badauds attroupés pour apercevoir l’ex-futur chef du monde écolo sont devenus tout d’un coup tout blanc…

En attendant le déluge, Deauville est toujours là. Son festival aussi. Et toutes ses stars. Ce soir, hommage à Michael Douglas et la présentation de King of California. Pour mon émission d’été sur Canal, « Un Eté à Hollywood » (il reste encore un épisode, demain samedi, 13 h 30 en clair. si vous regardez pas, je vous parle plus… Non je blague, j’vous parle encore, enfin en même temps si vous regardez pas dimanche midi mon doc sur les séries télé, « Séries TV : l’autre Hollywood », là je vous fais carrément la gueule GRAAAAAVVVE), j’ai déjà vu pas mal de films du festival et interviewé pas mal des invités présents ici. Notamment Michael Douglas... Aujourd’hui, Douglas se la coule douce aux Bahamas, aux Baléares ou dans une de ses 23 746 452 résidences secondaires de la Terre. Il passe son temps en famille et ne sort que pour des projets qui l’excitent comme ce King of California où il a l’air de s’amuser en jouant les gentils schizos. Nous, beaucoup moins. Mais bon, s'il est content Michael… Pas de Catherine, ce soir, sur le tapis, Mme Douglas tourne, mais beaucoup de beau monde. Ah ben tiens, voilà qu’on me donne la liste… Alors, Douglas, ça c’est OK et puis deux ministres, un ambassadeur, une mégastar frenchie, une mégastar megarital megasexy, son mari, le meilleur réalisateur de film d’action au monde aujourd’hui, des coiffeurs, cinq écrivains, la reine des pipoles de le monde entier et ma femme. Va falloir que je me rase, moi…

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