Avant que de se carapater avec femme et marmaille, de laisser le festival sans star, le blondinet a fait des siennes. Il aurait fait bloquer les ascenseurs du Royal pour ne pas être dérangé, aurait réservé tout le 7e étage de l'hôtel pour n'y rester que quelques heures. A la conférence de presse, la sécurité n'a cessé de faire le ménage, rabrouant à tour de bras les agités de la photo. Brad a foulé le tapis rouge vitesse grand V, sans s'arrêter contrairement à son pote Clooney qui avait, lui, lâché un petit mot par ci, une phrase par là. Rien. Même pas un soupir. Son calvaire achevé, il aurait envoyé boulé Michel Denisot et Laurent Weil. Et hop, le Pitt s'en est allé. Comme il était venu, sans se retourner, sans dire bonjour, et encore moins au revoir. Pas comme son pote George qui prit bien soin d'embrasser tout le monde, de la bonne au groom en passant par le concierge. Tout le monde n'a pas la même éducation.
En ce mardi ensoleillé, le festival s'est reposé. Pour reprendre des forces, attendre Ben Affleck et son premier film. Les grands noms partis, Paul Haggis, seul, est resté. Le réalisateur du fracassant Collision était là pour un film à faire pleurer dans les chaumières, Dans la Vallée d'Elah avec l'estomaquant Tommy Lee Jones en retraité militaire, père d'un GI porté disparu. Du grand art.
Gwen Douguet
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