Les Affleck boys on the tapis red  posté le mercredi 05 septembre 2007 22:08

les affleck on the tapis rouge

Day six. Deux motards ouvrent la voix. Neuf caisses rutilantes aux couleurs du Festival suivent. Dans la cinquième Ben Affleck, dans celle d'avant ils ont Casey son frère. Les Affleck boys sont de sortie. Venus en duo pour Gone Baby gone, premier film réalisé par l'aîné. L'homme qui se prit pour Daredevil, pris le manche de Pearl Harbor, sauva le monde dans Armageddon, porte une cravatte bleue. Le sourire est brillant et dissimule à peine une trouille de la même couleur que la cravatte. C'est son baptême du feu. Personne n'a vu le kidnapping de son héroine et les conséquences qui en résultent. Ben a puisé son inspiration dans l'un des romans de Dennis Lehane, l'auteur de Million Dollar Baby. Ben est tendu, crispé. On le serait à moins. Pour se décrisper, il signe des autographes, salue le public. Didier Allouch est aux commandes. Grand maître de cérémonie, habitué aux fastes cannois, aux frasques des Oscars, il s'est avancé pour poser ses questions. Détendu comme d'habiture. Pro jusqu'au bout de chaque mot. Pour Dérider l'atmosphère.

Au loin, de vieilles voitures d'un autre siècle défilent dans l'indifférence générale. Sur le tapis rouge, on note la présence de George Hickenlooper dont le Factory Girl remanié - quinze minutes en plus de la version américaine - a été présenté en compétition quelques heures auparavant. Sur la liste des invités figurent également les noms de Vera Farminga, vue dans Les Inflitrés de Scorsese, celui de Cyrielle Claire pimpante, guillerette, vue il y a des lustres sur un écran, celui d'André Halimi père fondateur de la manifestation voilà trentre- trois ans et de quelques autres.

 

Mercredi 5,  jour suivant la rentrée scolaire. L'atmosphère est calme. Les planches se reposent. Aux abords du Royal, quatre chaises pliantes d'un côté, pas plus de l'autre. Autant dire rien. Ailleurs le désert. Personne devant le Normandy. Quelques vieilles rombières aux machines à sous. La foule s'en est allée, les badauds ont déserté. A croire que les Affleck ne font pas recette. Dans le hall des palaces, pas la plus petite panique. On se croirait à Cannes, le Festival achevé. 
Sur les écrans, les images du The War de Ken Burns et Lynn Novick viennent bombarder les esprits, dynamiter l'optimiste ambiant. On y voit, au milieu de mille horreurs, de témoignages de GI rescapés, d'archives bouleversantes, des images de Caen bombardée, réduite en cendres. Saisissant. Et dire que demain est un autre jour.  
 
Gwen Douguet 

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