Oz tu oseras  (Deauville 2007) posté le vendredi 07 septembre 2007 10:05

oz tu oseras

7 h du matin. Le Royal dort encore. Pas les Affleck Boys. Ben et Casey décollent. Direction Toronto. Terminé les interviews, le tapis rouge, les questions sur la pédophilie. Ben a sagement assisté à la projection de son film, tel un garnement n'ayant pas le droit d'aller jouer sur le sable. Il a ainsi pu sentir l'émotion monter, la tension croître, les réactions qui lui remontèrent le long des jambes avant de venir lui réchauffer le coeur. C'était mercredi soir. Tant et si bien que ragaillardi par cet accueil le Ben fut bien plus détendu pour affronter, le lendemain, la ronde des journalistes. La séance de torture passée. Il demanda à aller se recueillir sur les tombes des GI's tombés en 1944. On lui apprit qu'à 17 h, le cimetière de Colleville est fermé. Qu'importe l'acteur s'en est allé avec son garde du corps. Arrivé devant la grille, un homme s'empressa de lui ouvrir sans oublier les salamalèques de rigueur eu égard au rang du visiteur. Entre Deauville et Colleville le téléphone n'avait pas arrêté de servir de relai entre les uns et les autres. Le cimétière étant propriété des Américains, les officiels s'étaient agités. 

Sur le plan ambiance, il n'y avait pas de quoi sauter au plafond en ce jeudi 6. Juste un film d'horreur à flanquer la frousse à des rangées entières et un Never Forever tripotant les flancs de l'adultère sous le regard débridé d'une jeune Coréenne Gina Kim. La responsable de ses incartades matrimoniales, Vera Farmiga, une ukrainienne d'origine, fan de Tchevchencko (ballon d'or), joueuse de foot à ses heures. Une blonde à la sensualité touchante, vue dans les bras de Leonardo DiCaprio, dans les draps de Matt Damon, car Infiltrés dans le monde de Scorsese.

Jeudi soir, Mister de Palma était vu à une projo, puis en train d'embrasser sans compter la belle Vera, la veille il s'était glisseé à la table des Affleck. Sacré Brian ! Quelques festivaliers se traînaient entre la Villa Cartier et les machines à sous. Comme désabusés. Attendant la piqûre de rappel d'un week-end placé sous le signe de la rigolade. Avec Frank Oz à la baguette, auteur de Joyeuses Funérailles à se rouler par terre. Deauville sera always Deauville. Pour l'anecdote qui n'en est pas une, le grand Lumet débarque. Eva Mendes itoo, sans parler des auteurs de Meet the Robinsons. Et hop ! 

 

Gwen Douguet 

 

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